mercredi 4 décembre 2013

Le filage à l'ancienne

Les techniques de filage : le fuseau et la quenouille...
Sainte Marguerite
Durant de très nombreux siècles, la technique du filage consista à transformer la matière première - laine, lin, chanvre - en un fil fin et continu par étirement et torsion.
Jusqu’au XIIIème siècle ; avant l'arrivée du rouet ; on ne filait qu’à la quenouille et au fuseau. Un paquet de laine brute à l’épaule et la quenouille dans la ceinture, la fileuse faisait tourner le fuseau pour former le fil.
Comme ceci vous est montré sur le tableau ci-contre (Sainte Marguerite et Olibrius) qu'il vous est possible d'admirer au Louvres.
Le fuseau est un bâton de bois, renflé au milieu, muni d’une entaille au sommet et lesté à sa base. Il servait à tordre et à enrouler le fil.
La quenouille est un morceau de bois sur lequel la fileuse plaçait un paquet de laine à filer. Le mot « quenouille » dérive de l'allemand Knülle qui signifie « pelote ».
Dans le conte de Charles Perrault, « La Belle au bois dormant », la princesse est plongée dans un sommeil de cent ans pour s'être piquée à un fuseau, suite à la malédiction d'une vieille fée qui avait prédit que « la Princesse se percerait la main d'un fuseau (probablement métallique...), et qu'elle en mourrait ».
N'ayez crainte pour nos princesses : nous laissons à des professionnels comme Fonty le soin de filer la laine que nous utilisons. Cependant, à l'époque où nous vivons, il nous a semblé intéressant de faire un petit clin d'oeil à ces lointaines fileuses. Et pour ma part, comme cela me rappelle un peu mes années de Fac, ce billet est comme qui dirait ... une petite cure de jouvence. Passagère mais amusante.

2 commentaires:

dandelion a dit…

héhé, maintenant tu devras rajouter le rouet à ton article (et dans ton salon aussi, bientôt je n'en doute pas !) ;)

Happy Fanny a dit…

... Et la main, et le verbe qui donneront vie à l'ensemble. Accompagnés de la rythmique des onomatopées que doit se forger chaque débutante pour mieux désacraliser les difficultés.

Sans parler des grognements du plantigrade qui m'accompagne...

La maison risque de donner l'illusion qu'elle abrite un clan de bêtes sauvages. Qu'importe !

Tu as raison, on va donc devoir rajouter bien des choses. :)