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dimanche 16 mars 2014

Le cheminement d'un ballot de laine

Lavage de laines de SouvignyLavage de laines de Souvigny
Voici un petit film très bien fait qui vous montrera le cheminement d'un ballot de laine au sein de l'un des derniers centre de lavage en France.
Les laines de Souvigny existent depuis 1920. Cette entreprise est située en plein coeur du bocage Bourbonnais, à quelques kilomètres de Moulins.
Nous reviendrons, dans un prochain billet, sur cette société qui privilégie les circuits courts et travaille en étroite collaboration avec des concepteurs et artisans.
Pour le moment, nous vous laissons apprécier la qualité des images.

lundi 20 janvier 2014

Le lin, une fibre surprenante

Doudous 'Chou
Le lin, une fibre qui n'a pas fini de faire parler d'elle tant les limites sont sans cesse repoussées par l'imagination et l'inventivité de l'Homme.
Nous avions abordé un bref historique du lin et les qualités de cette fibre que nous utilisons fréquemment pour l'habillement de nos Fannettes Waldorf, de nos enfants et de nous-mêmes. Difficile de cacher que nous l'affectionnons tout particulièrement.
Nous reviendrons prochainement sur les innombrables propriétés de cette fibre avec laquelle des résultats spectaculaires peuvent être obtenus dans des domaines bien variés.

jeudi 5 décembre 2013

Fanny, première du nom

Fanny, notre toute première Fannette Waldorf...
Nous vous présentons Fanny, la petite mascotte, celle par qui tout a commencé. Une poupée à l'image d'un premier enfant dont l'accouchement aura parfois été long et douloureux. La souffrance puis la libération, la joie, le bonheur. Celui dont on se souvient toute sa vie...
La première Fannette vraiment finie. Après des jours d'acharnement à faire et défaire, insatisfaite du travail. Jusqu'à en sentir des larmes de rage inonder mes yeux. La vue se brouille, les mains se crispent et l'aiguille dérape aisément forçant un retour à la réalité. S'abstenir d'y toucher quelques heures ou quelques jours pour mieux s'obstiner après.
La pouasse de la machine à coudre qui tombe en panne, du matériel parfois inadapté aux matières que je souhaite absolument travailler. Je m'entête et j'apprends. Jour après jour. D'autres sont passées par là, je n'ouvre pas une voie, je me contente de suivre une direction en apparence identique.
De ces “tristes moments” ne reste que l'impression de découvrir à chaque fois une contrée où ne règne que désolation. Ce chemin-ci n'était qu'une impasse, celui-ci une autre. L'atelier n'est plus à chaque fois qu'une pièce jonchée de fils, de tissus, de morceaux de laine, d'essais ratés, de fantômes de poupées sans têtes, sans bras ou sans jambes. Tristes clones clownesques de ce que mon imagination aura pu fomenter. Mais tout cela m'aide à acquérir l'humilité nécessaire à accomplir exactement ce que je souhaite. Le “drame” est que je ne le sais pas encore.
Repos. Recul. Attente. Oubli. Puis, une matinée survient qui n'est pas comme les autres. Je le sens. Mes mains, elles, le savent. La matière se plie enfin à ma volonté avec une déconcertante facilité. Le tissus, le fil, jadis indomptables, tous collaborent désormais avec loyauté à l'évènement. Heure après heure, Fanny prend vie. Tout sera allé très vite. Enfin, exténuée et fébrile, je la prends à bout de bras, la pose sur le bord de la commode. En cet instant précis je suis comme Gepetto contemplant un Pinocchio à qui la bonne fée vient d'insuffler une poussière de vie.
Un adage nous dit qu'“ une femme seule parvient à faire un bébé en neuf mois mais que neuf femmes ne feront jamais un bébé en un mois ”. Fanny, cette toute première Fannette, venait de me le démontrer magistralement. Je suis heureuse qu'elle ait pu m'apporter cela afin de pouvoir insuffler cet esprit dans toutes celles qui verront le jour.

mercredi 4 décembre 2013

Le filage à l'ancienne

Les techniques de filage : le fuseau et la quenouille...
Sainte Marguerite
Durant de très nombreux siècles, la technique du filage consista à transformer la matière première - laine, lin, chanvre - en un fil fin et continu par étirement et torsion.
Jusqu’au XIIIème siècle ; avant l'arrivée du rouet ; on ne filait qu’à la quenouille et au fuseau. Un paquet de laine brute à l’épaule et la quenouille dans la ceinture, la fileuse faisait tourner le fuseau pour former le fil.
Comme ceci vous est montré sur le tableau ci-contre (Sainte Marguerite et Olibrius) qu'il vous est possible d'admirer au Louvres.
Le fuseau est un bâton de bois, renflé au milieu, muni d’une entaille au sommet et lesté à sa base. Il servait à tordre et à enrouler le fil.
La quenouille est un morceau de bois sur lequel la fileuse plaçait un paquet de laine à filer. Le mot « quenouille » dérive de l'allemand Knülle qui signifie « pelote ».
Dans le conte de Charles Perrault, « La Belle au bois dormant », la princesse est plongée dans un sommeil de cent ans pour s'être piquée à un fuseau, suite à la malédiction d'une vieille fée qui avait prédit que « la Princesse se percerait la main d'un fuseau (probablement métallique...), et qu'elle en mourrait ».
N'ayez crainte pour nos princesses : nous laissons à des professionnels comme Fonty le soin de filer la laine que nous utilisons. Cependant, à l'époque où nous vivons, il nous a semblé intéressant de faire un petit clin d'oeil à ces lointaines fileuses. Et pour ma part, comme cela me rappelle un peu mes années de Fac, ce billet est comme qui dirait ... une petite cure de jouvence. Passagère mais amusante.